Introspection des doigts de Pied’

« Quand j’étais petit… »

Amis imaginaires.

Classé dans : Made in Miane — 22 décembre, 2008 @ 4:49

Quand j’étais petite, tout reposait sur ma petite voix. J’avais beaucoup d’amis imaginaires, mais ma petite voix a toujours été la plus importante. Je l’avais appelé Cassandra. Dans les moments les plus étranges (-les plus durs, soit disant), Cassandra me soutenait, présente jusqu’au bout, présente pour tout.

Quand j’étais petite, c’était ma petite voix qui dirigeait ma vie. Elle avait un pouvoir qu’aujourd’hui encore je n’arrive pas à graduer. Elle me soufflait des actions que je ne saisissais pas forcément. Elle était ma meilleure amie. La seule à me parler souvent, à me dire comment fermer les yeux, à commander mes pas, mes écarts dans le couloir pour éviter mon père, les mots à prononcer pour rassurer mon petit frère.

Ma petite voix se rendait compte de ce qu’il se passait, moi pas. Alors elle prenait soin de me protéger. D’elle même.

J’ai eu beaucoup d’amis imaginaires, oui. En grandissant, en connaissant internet, j’ai même eu de nombreux amis imaginaires. De trop nombreux. Mais aucun n’avait l’importance de ma petite voix. Je ne me rendais pas compte… Je ne voyais pas, ne comprenais pas, ne réalisais pas que mes amis imaginaires, sur internet, étaient réels. Que j’étais aussi leur amie imaginaire, d’une certaine façon.

Qu’ils étaient plus réels que Cassandra.

Quand j’étais petite, je ne pensais pas au fait que les personnes me suivant des mes bêtises, sur la toile, étaient de chaire. Mais eux en étaient conscients. Certains étaient prêts à tout pour me plaire, pour que je les aime…

Pour faire partie de ma vie. Réellement. Parce que quand j’étais petite, ils l’étaient aussi. Petits et stupides. Mais dans le bon sens, hein.

Aujourd’hui, je sais que sur la toile, les gens sont réels. Ils existent. Et quand certains se prennent à me rappeler que nos relations ne sont pas réelles, je souris. Je l’accepte.

« D’accord, ami imaginaire, je n’ai aucun problème avec ça. »

Ma petite voix se marre. L’enfant que j’étais hausse un sourcil.

Je sais que c’est pour eux qu’ils parlent. Pas pour moi. Il s’auto-commandent. Se rappelent eux-même à l’ordre. Je ne me sens pas concernée, pas en danger.

Parce que quand j’étais petite, j’avais beaucoup d’amis imaginaires. Et que je ne pense pas avoir vraiment grandie.

Cassandra est toujours la plus importante.

J’avais de l’imagination.

Classé dans : Made in Miane — 22 novembre, 2008 @ 3:03

Quand j’étais petite…

Quand j’étais petite, j’avais de l’imagination. Beaucoup. Une montagne. Une chaîne de montagnes même, d’imagination.

Cette imagination
, quand je fermais les yeux, elle transformait tout ce que je lisais en quelque chose de possible. De presque réel. Je touchais des doigts tellement d’univers différents. Me promener le long de routes en plein Moyen-Âge. Discuter avec une étoile, depuis une planète colorée. Ou bien depuis la lune. Manger en compagnie d’un castor parleur. Ouvrir les portes du paradis avec une incantation à base de mots farfelus. Et dîner là bas avec le diable…

Rien n’était impossible. Petite, j’avais compris que le merveilleux était à portée de mes petits doigts, tant que mon esprit lui ouvrait les portes, le nourissait, le logeait.

L’entretenait.

Je n’avais finalement plus besoin de fermer les yeux. Je pouvais m’émerveiller en silence. Tout existait. Parce que quand j’étais petite, j’avais de l’imagination. Et que celle-ci permettait à tous mes rêves d’exister.

Et à la réalité d’être remplacée.

Je ne comprends pas pourquoi il a fallut que quelqu’un me sorte de ma bulle de rêves et de magies. Je doute que ce fut l’idée du siècle. Parce qu’aujourd’hui, les chateaux et les contes de fée me semblent beaucoup plus hors de portée.

Heureusement, ma nièce a de l’imagination. Je peux lui demander de me raconter ce qu’elle voit, elle. Comment est ce monde auquel j’ai l’impression de ne plus avoir accès. Heureusement, j’ai Luna pour rêver.

J’aime pas les gens heureux ~

Classé dans : Feuille ou clavier — 22 novembre, 2008 @ 2:45

J’aime pas les gens comme ça,
Qui se passent facilement d’moi,
Qui m’débarquent en plein voyage,
Après un premier dérapage.

J’aime pas les gens sans coeur,
Qui me fixent d’un air railleur,
Puis m’lâchent ainsi, sans un mot,
Sans le moindre petit bobo.

J’aime pas les gens indépendants,
Qui nous larguent sur place comme des glands,
Et moi, c’est bête mais j’attends,
Un retour qui mettra cent ans.

J’aime pas les gens trop fermés,
Qui s’en foutent -au fond- de nos idées,
Qui s’en moquent -vraiment- d’nos sentiments,
Et qui se torchent avec sans prendre de gants.

J’aime pas les gens gavés d’hypocrisie,
Qui offrent des belles promesses puis en rient,
Pourtant je sais qu’ça court les rues,
Les gens comme toi, et ça me tue.

J’aime pas les gens stupides,
Qui préparent toujours leurs valises,
L’air de rien, comme si j’étais une merde,
Et que ça faisait que dalle d’me perdre.

J’aime pas les gens tout court,
Tout comme j’me dis qu’j'aime pas l’amour,
Alors va savoir pourquoi j’me prends la tête,
Avec une simple et triste histoire de mecs.

J’aime pas les gens heureux,
Qui sont libre quand j’suis loin d’eux.
Et qui reviennent tous les 36 du mois,
Avec l’espoir de mon trépas.

Non vraiment…
J’aime pas les gens.
Les gens comme toi,
Les gens comme moi.

Ak-

~~

Classé dans : Le reste — 22 novembre, 2008 @ 2:38

~~ dans Le reste scans036

J’aimais mon père.

Classé dans : Made in Miane,Non classé — 21 juillet, 2008 @ 7:42

Quand j’étais petite…

Quand j’étais petite, j’aimais mon père. J’en suis sûre. J’ai toujours des difficultés à me souvenir de comment il était avant de signifier l’enfer. Je n’arrive plus aujourd’hui à me souvenir d’un moment où je l’ai regardé avec amour plutôt qu’avec une sorte de terreur apathique. Je n’arrive plus à visualiser un simple instant où j’ai été me blottir contre lui sans y être forcée par des menaces.

Mais quand j’étais petite, j’aimais mon père. Je le sais. Je pense n’avoir jamais réussis à haîr qui que ce soit, grâce à lui. Parce que personne n’a jamais fait plus de mal que lui, et que -lui- jamais je ne l’ai réellement haï. Grâce à lui, je ne connais pas la haine.

Je l’aimais. Je me souviens lui avoir un jour dit, dans cette horrible blanchisserie que mes parents tenaient : « Papa, depuis que t’es adjoint au maire, t’es plus là.. » Et parfois, souvent même, je m’en veux. Atrocement. Et cette phrase repasse dans mon esprit, me prouvant que j’aimais mon père, que je voulais qu’il soit là, à la maison, près de nous.

Et je me sens coupable, tellement… Parce qu’il m’a excausé. Parce que quand j’étais petite,
j’aimais mon père, et qu’en faisant une fois dans sa vie ce que je voulais, et parce que j’ai osé, notre enfer a débuté. Je sais que ce n’est pas de ma faute. Je sais qu’un enfant a le droit de demander une chose comme celle-ci.

Mais je regrette.

Quand j’étais petite, j’aimais mon père. Aujourd’hui encore. Comme une victime aime son bourreau.

Tout est d’sa faute…

Classé dans : Made in Miane,Non classé — 23 avril, 2008 @ 4:19

Quand j’étais petite…

J’avais Elvis. Avec sa peau cacao et son regard rieur. Son affection et ses blagues vazeuses.

Dans ma nouvelle école, personne n’aimait Elvis. D’abord, il était nouveau. Ensuite, ses parents étaient divorcés. Enfin, il n’avait pas la peau comme tout le monde, et l’esprit petit bourgeois de chez nous semblait s’accompagner d’un racisme primaire écoeurant.

J’étais aussi nouvelle. Et du haut de mes septs (ou étais-ce huit ?) années bien pesées, j’ai compris très vite qu’on aimait pas trop les « étrangers ».

Mais il y avait Elvis. Lui aussi, ça le faisait bien marrer, tout ça. Les parties de foot tournant au carnage. Les sauts à l’élastique où les filles se vautraient. La Reine de la cour, que les mômes portaient toute la journée, comme si elle était incapable de marcher (ce qui n’était pas le cas, j’ai rapidement vérifié). Quelle idée tordue que de décerner le titre de Reine à une blondinette comme les autres.

J’ai vite aimé Elvis. Elvis m’a vite aimé. Sa couleur cacao, j’adorais. Mon sourire, il en était raide dingue. Pas besoin de mots, nous avions tout d’suite choisis d’être meilleurs amis.

Avec Elvis, après l’école et les week-end, j’allais me dépenser dans les prés. On courrait comme des dératés, dévalant les pentes, roulant, nous cradant. Derrière chez lui, y’avait tout un tas de sculptures, collection de son Papa, avec qui il vivait. Des lions blancs, des vases oranges, et tout un tas de machins non identifiables. Il me les faisait découvrir comme s’il s’agissait de trésors, laissés là par d’hardis explorateurs. Je me souviens. Je m’émerveillais face à tous ces trophées. Avec du recul, alors que je ferme les yeux pour les revoir…

Je reste indéniablement sceptique. Où ais-je pû bien voir de la beauté là d’dans ?!

Pour la Saint-Valentin, Elvis cachait des cadeaux dans mon cartable. Entouré de joli papier vert, je les découvrais au fil de la journée, après chaque récréation. Mais mon plus beau cadeau, c’était lui.

Et à mon anniversaire, il se prêtait volontier aux jeux mousseux. Les autres, il m’le disait, ces autres il ne les aimait pas. Il venait rien que pour moi. Pour me poursuivre avec un tuyau d’arrosage. Pour attraper des pommes, cachées dans des cartons remplis de mousse, avec les dents. Et se marrer devant ma poire. Parce que rire ensemble, c’était merveilleux. Mieux que rire avec n’importe qui d’autre.

A 8/9 ans, seul Elvis avait de l’importance. J’ai toujours été tellement sélective vis à vis des personnes à qui donner mon affection. Je suis toujours très sélective, en fait.

Elvis… Il avait craqué sur un de nos chatons. Alors un après-midi, je suis venue le lui apporter, chez lui. Comme d’habitude. Mais Elvis n’était pas là. Tout était fermé. Et vous savez quoi ?

Elvis n’est jamais revenu.

Ptit con…

 

Intro-Spection de mes deux’

Classé dans : Non classé — 23 avril, 2008 @ 3:51

Encore une idée saugrenue made in Miane-LanD. Sonia, je te présente Henry-Philippe.

Je ne sais pas exactement pourquoi je l’ai crée, ce blog. J’imagine qu’il y a trop de choses dans ma caboche. Qu’il faut exorciser.

So’, toi aussi, tu exorcises de temps en temps ? Une petite introspection, ça te tente ? Quand ça ne va pas, j’ai besoin de parler, personnellement. Paradoxalement, je refuse -justement- de le faire.

Alors j’écris. Et pour que vous compreniez, et parce que j’ai confiance en vous, je vais écrire ici, pour vous. A toi So’, à toi Mion, à toi Kitie (Less’).

Evidemment, libre à toi So’ d’écrire aussi. Racontes-nous donc… comment c’était, quand t’étais petite ?

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