Introspection des doigts de Pied’

« Quand j’étais petit… »

Archive pour la catégorie 'Non classé'

J’aimais mon père.

Posté : 21 juillet, 2008 @ 7:42 dans Made in Miane, Non classé | 1 commentaire »

Quand j’étais petite…

Quand j’étais petite, j’aimais mon père. J’en suis sûre. J’ai toujours des difficultés à me souvenir de comment il était avant de signifier l’enfer. Je n’arrive plus aujourd’hui à me souvenir d’un moment où je l’ai regardé avec amour plutôt qu’avec une sorte de terreur apathique. Je n’arrive plus à visualiser un simple instant où j’ai été me blottir contre lui sans y être forcée par des menaces.

Mais quand j’étais petite, j’aimais mon père. Je le sais. Je pense n’avoir jamais réussis à haîr qui que ce soit, grâce à lui. Parce que personne n’a jamais fait plus de mal que lui, et que -lui- jamais je ne l’ai réellement haï. Grâce à lui, je ne connais pas la haine.

Je l’aimais. Je me souviens lui avoir un jour dit, dans cette horrible blanchisserie que mes parents tenaient : « Papa, depuis que t’es adjoint au maire, t’es plus là.. » Et parfois, souvent même, je m’en veux. Atrocement. Et cette phrase repasse dans mon esprit, me prouvant que j’aimais mon père, que je voulais qu’il soit là, à la maison, près de nous.

Et je me sens coupable, tellement… Parce qu’il m’a excausé. Parce que quand j’étais petite,
j’aimais mon père, et qu’en faisant une fois dans sa vie ce que je voulais, et parce que j’ai osé, notre enfer a débuté. Je sais que ce n’est pas de ma faute. Je sais qu’un enfant a le droit de demander une chose comme celle-ci.

Mais je regrette.

Quand j’étais petite, j’aimais mon père. Aujourd’hui encore. Comme une victime aime son bourreau.

Tout est d’sa faute…

Posté : 23 avril, 2008 @ 4:19 dans Made in Miane, Non classé | Pas de commentaires »

Quand j’étais petite…

J’avais Elvis. Avec sa peau cacao et son regard rieur. Son affection et ses blagues vazeuses.

Dans ma nouvelle école, personne n’aimait Elvis. D’abord, il était nouveau. Ensuite, ses parents étaient divorcés. Enfin, il n’avait pas la peau comme tout le monde, et l’esprit petit bourgeois de chez nous semblait s’accompagner d’un racisme primaire écoeurant.

J’étais aussi nouvelle. Et du haut de mes septs (ou étais-ce huit ?) années bien pesées, j’ai compris très vite qu’on aimait pas trop les « étrangers ».

Mais il y avait Elvis. Lui aussi, ça le faisait bien marrer, tout ça. Les parties de foot tournant au carnage. Les sauts à l’élastique où les filles se vautraient. La Reine de la cour, que les mômes portaient toute la journée, comme si elle était incapable de marcher (ce qui n’était pas le cas, j’ai rapidement vérifié). Quelle idée tordue que de décerner le titre de Reine à une blondinette comme les autres.

J’ai vite aimé Elvis. Elvis m’a vite aimé. Sa couleur cacao, j’adorais. Mon sourire, il en était raide dingue. Pas besoin de mots, nous avions tout d’suite choisis d’être meilleurs amis.

Avec Elvis, après l’école et les week-end, j’allais me dépenser dans les prés. On courrait comme des dératés, dévalant les pentes, roulant, nous cradant. Derrière chez lui, y’avait tout un tas de sculptures, collection de son Papa, avec qui il vivait. Des lions blancs, des vases oranges, et tout un tas de machins non identifiables. Il me les faisait découvrir comme s’il s’agissait de trésors, laissés là par d’hardis explorateurs. Je me souviens. Je m’émerveillais face à tous ces trophées. Avec du recul, alors que je ferme les yeux pour les revoir…

Je reste indéniablement sceptique. Où ais-je pû bien voir de la beauté là d’dans ?!

Pour la Saint-Valentin, Elvis cachait des cadeaux dans mon cartable. Entouré de joli papier vert, je les découvrais au fil de la journée, après chaque récréation. Mais mon plus beau cadeau, c’était lui.

Et à mon anniversaire, il se prêtait volontier aux jeux mousseux. Les autres, il m’le disait, ces autres il ne les aimait pas. Il venait rien que pour moi. Pour me poursuivre avec un tuyau d’arrosage. Pour attraper des pommes, cachées dans des cartons remplis de mousse, avec les dents. Et se marrer devant ma poire. Parce que rire ensemble, c’était merveilleux. Mieux que rire avec n’importe qui d’autre.

A 8/9 ans, seul Elvis avait de l’importance. J’ai toujours été tellement sélective vis à vis des personnes à qui donner mon affection. Je suis toujours très sélective, en fait.

Elvis… Il avait craqué sur un de nos chatons. Alors un après-midi, je suis venue le lui apporter, chez lui. Comme d’habitude. Mais Elvis n’était pas là. Tout était fermé. Et vous savez quoi ?

Elvis n’est jamais revenu.

Ptit con…

 

Intro-Spection de mes deux’

Posté : 23 avril, 2008 @ 3:51 dans Non classé | Pas de commentaires »

Encore une idée saugrenue made in Miane-LanD. Sonia, je te présente Henry-Philippe.

Je ne sais pas exactement pourquoi je l’ai crée, ce blog. J’imagine qu’il y a trop de choses dans ma caboche. Qu’il faut exorciser.

So’, toi aussi, tu exorcises de temps en temps ? Une petite introspection, ça te tente ? Quand ça ne va pas, j’ai besoin de parler, personnellement. Paradoxalement, je refuse -justement- de le faire.

Alors j’écris. Et pour que vous compreniez, et parce que j’ai confiance en vous, je vais écrire ici, pour vous. A toi So’, à toi Mion, à toi Kitie (Less’).

Evidemment, libre à toi So’ d’écrire aussi. Racontes-nous donc… comment c’était, quand t’étais petite ?

 

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